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Projet éducatif


   Le projet éducatif tel que défini par le pouvoir organisateur dans ce document a pour fonction de décrire ce que l'ensembla de la Communauté éducative doit chercher à réaliser dans les écoles. C'est un idéal à atteindre, un texte de référence qui veut entretenir des questions et garder les acteurs de l'école en éveil.

   Notre souhait est qu'au travers des projets d'établissement qui devront s'en inspirer, ce projet éducatif mette chacun de nous en mouvement, et qu'il puisse servir de référence pour évaluer notre action.


 

Projet pédagogique


   Le projet pédagogique développé ici vise à rencontrer les objectifs généraux de l'enseignement secondaire tels qu'ils ont été exposés dans le décret "missions" du 24 juillet 1997 et le document de la Fédération de l'Enseignement Catholique intitulé "Mission de l'école Chrétienne".

   Ce projet s'articule autour de quatre axes : l'école, les enseignants, les élèves et la société.




I N D E X


1 - L'ECOLE

 L'école, lieu de savoir et d'héritage...

 L'école, lieu de sens...

 L'école, instrument d'insertion...

 

2 - LES ENSEIGNANTS ET LES EDUCATEURS

 Des enseignants et des éducateurs reconnus comme acteurs essentiels

 Des enseignants et des éducateurs qui analysent ce qui change dans leur fonction et dans l'apprentissage et en tirent les conséquences

 Des enseignants et des éducateurs qui peuvent bénéficier d'une formation continue et de temps d'échanges

 

3 - LES ELEVES

 Des élèves autonomes qui dialoguent et s'expriment

 Des élèves reconnus dans leurs différences et soutenus dans leurs projets de réussite

 Des élèves orientés dans le respect de leurs aptitudes et des exigences de la société

4 - LA SOCIETE

 Vers une société solidaire

Vers une société qui valorise

Vers une société de citoyens

 

           
 
PROJET EDUCATIF

 

1 - Qui sommes-nous ?

Le pouvoir organisateur ELMA est une association sans but lucratif organisatrice d’enseignement. A ce titre, nous organisons aujourd’hui l’enseignement dans 6 écoles à Marche : 3 écoles fondamentales (classes maternelles et primaires) : l’Institut Notre-Dame et l’Institut Saint-Remacle à Marche, l’Institut Saint-Remacle à Aye et 3 écoles secondaires : l’Institut Sainte-Julie (1er degré d’observation autonome), l’Institut Saint-Laurent (enseignement général 2e & 3e degrés) et l’Institut Saint-Roch (enseignement technique et professionnel 2e & 3e degrés, auquel s’adjoint un Centre de Formation en Alternance).
Succédant aux anciens pouvoirs organisateurs qui organisaient les Instituts Notre-Dame et Saint-Remacle à Marche depuis de nombreuses années, nous voulons partager l’expérience acquise lors de ce riche passé et assumer cet héritage non comme une inertie mais dans un esprit de « fidélité créatrice ».
Responsables des moyens qui sont affectés à l’école, nous sommes aussi les garants du projet, et à ce titre nous réaffirmons l’inspiration chrétienne de nos écoles et nous disons explicitement que l’ensemble de notre projet – car nous sommes convaincus de l’unité de la formation humaine et de la formation spirituelle – est sous-tendu par l’Evangile et par la référence à la personne de Jésus-Christ, vivant au milieu de nous.

 

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2 - Que faisons-nous ?

Notre mission est d’abord de rendre aux jeunes un service de formation et d’éducation. A ce titre, nous assumons, dans une démarche de qualité, les objectifs généraux de l’enseignement, à savoir :

Un objectif humaniste : assurer le développement de la personne de chacun des élèves, leur donner confiance en eux.

Un objectif d'apprentissage : éveiller la curiosité, le goût d’apprendre mais aussi la rigueur nécessaire pour amener les élèves et les étudiants à s’approprier des savoirs et acquérir des compétences qui les rendent aptes à apprendre toute leur vie et prendre une place active dans la vie économique, sociale et culturelle. Une bonne formation et une bonne éducation requièrent des exigences, tant de la part des étudiants que du personnel d’éducation et d’enseignement. Apprendre n’est pas écraser : nous voulons éduquer à la coopération plutôt qu’à la compétition : les uns avec les autres, grâce aux autres, et non les uns contre les autres.

Un objectif d'ouverture culturelle : acquérir un regard positif, qui fasse grandir, pour s’ouvrir à la culture mais aussi, s’enrichissant au contact des autres dans la réalité du quotidien, faire l’apprentissage de la différence et s’ouvrir à d’autres, culturellement différents.

Un objectif de formation à la citoyenneté responsable : acquérir un esprit critique et l’exercer à l’analyse lucide des questions qui se posent, apprendre à vivre sa liberté de façon responsable, avoir la volonté et le courage d’accepter des responsabilités, de s’engager, c’est-à-dire aussi d’apprendre à aimer.

Un objectif de solidarité : dans le souci d’assurer à chacun des chances égales d’émancipation sociale, porter une attention particulière aux plus faibles, aux plus démunis.

 

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3 - Comment faisons-nous ?

Si l’école chrétienne doit assurer un bon service de formation et d’éducation, elle se doit encore de ne pas le faire n’importe comment.
Notre projet est sous-tendu par l’Evangile. L’éducation aux valeurs que nous voulons affirmer n’est pas théorique mais s’inscrit dans une relation d’ordre personnel avec Jésus-Christ. L’école doit donc être un lieu où la Bonne Nouvelle peut retentir et elle doit offrir des lieux et des temps de ressourcement, d’expérience spirituelle, de célébration et de partage où chacun, où qu’il se trouve sur le chemin, et dans le plus grand respect de ses convictions et de son itinéraire personnel, puisse progresser dans sa recherche de foi et de sens de son existence.
Nous avons par ailleurs la conviction que l’éducation aux valeurs n’est convaincante que si celle-ci est effectivement vécue dans l’école entre les différentes composantes de la Communauté éducative, d’une façon digne et dans le respect des personnes, et ce dans la réalité du quotidien.
Plusieurs valeurs nous paraissent pouvoir être mises en lumière comme essentielles au projet d’une école chrétienne. Ainsi, et en résonance avec ce qui précède, nous voulons promouvoir dans nos écoles :

  • des femmes et des hommes autonomes, capables, progressivement, de se prendre en charge, sachant que sera respecté leur droit à l’expérience et à l’erreur et que sera favorisée la prise de conscience positive de soi-même et de ses capacités.
  • des femmes et des hommes ouverts et solidaires, reconnus dans leurs différences et soutenus dans leur projet de réussite et donc capables de confiance en eux-mêmes, sans suffisance, mais aussi ouverts à la différence et confiants dans les possibilités de chacun, et ainsi capables, par une écoute réellement attentive quoique lucide, de faire un pas vers l’autre et de se montrer solidaires, de façon responsable.
  • des femmes et des hommes créatifs, généreux et respectueux des autres, capables de prendre des initiatives, capables de donner de leur temps et de payer de leur personne, capables d’accepter voire d’accueillir l’autre, différent, en ayant le souci de la non-violence, capables encore de pardonner.
  • des femmes et des hommes capables d’intériorité, en recherche de sens pour leur vie, dans le plus grand respect de la liberté de conscience de chacun.
  • des femmes et des hommes vrais et libres, c’est-à-dire épanouis, capables de s’exprimer, de dialoguer et d’assumer leurs actes dans le souci de la vérité, capables aussi d’accepter des règles de vie en commun qui permettent à chacun, sans violence, d’exercer positivement sa liberté.

4 - Avec qui le faisons-nous ?

Tous les membres de la Communauté éducative doivent en assumer une part, chacun selon ses responsabilités et ses compétences : élèves et étudiants, parents, membres du personnel et directions, organisateurs de l’école, tous liés par un projet commun qui implique une volonté de communication, de concertation et de transparence.
Ceci étant, et dans une grande ouverture à ceux qui veulent faire un bout de chemin dans la communauté scolaire, il est clair que chacun de ceux qui participent au projet de l’école doit reconnaître ce projet et donc accepter celui-ci et les valeurs qui le sous-tendent, et chercher à y collaborer loyalement.
Les élèves et étudiants sont les acteurs de leur formation. L’école ne peut se réduire à une simple transmission des connaissances : elle doit apprendre aux élèves, aux étudiants, à construire leurs savoirs. Avec l’aide de leurs professeurs et éducateurs, élèves et étudiants formulent et construisent peu à peu leur projet personnel.
Les parents — ou celles et ceux qui les remplacent — sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Nous voulons dire l’importance de la famille dans la tâche d’éducation et d’épanouissement des jeunes et nous voulons aussi souligner le lien qui unit l’école et les familles. C’est en collaboration avec elles et nullement en se substituant à elles que l’école peut — et veut — pleinement remplir ses missions. Les parents, individuellement ou au travers d’associations de parents, sont invités à prendre pleinement part à la vie de l’école.
Les membres du personnel d’enseignement ou d’éducation prennent évidemment un rôle et une place indispensables. Rien ne se fait non plus sans les femmes et les hommes qui, chaque jour, rencontrent les jeunes dans leurs réalités, aux prises avec leur projet de vie et d’apprentissage, sans les professionnels de l’école qui apportent savoir et savoir-faire dans la maîtrise des apprentissages et dans la pratique quotidienne de la vie commune. Pour poursuivre ensemble une action cohérente, ils ont à cœur de faire vivre, dans leurs propos, leurs attitudes, leurs modes de relation, l’esprit qui anime ce projet.
Les directions animent les équipes pédagogiques pour que les projets éducatif et pédagogique se réalisent dans leur école. C’est l’autorité découlant de leur compétence, de leur crédibilité professionnelle et de leur capacité à mobiliser les partenaires dans une vision commune qui garantira des écoles de qualité. Ils soutiendront activement une équipe pastorale, chargée, sans exclusivité et sans que tout repose sur elle, d’animer le projet chrétien de l’école.
Les organisateurs de l’école, garants d’un projet d’éducation chrétienne, doivent rendre compte à la société de leur action et des moyens qui y sont affectés.

 

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5 - En guise de conclusion

Chacun, dans la Communauté scolaire, a une voix à faire entendre, une place à prendre, dans une grande liberté qui respecte à la fois les personnes et le projet.
Il appartient maintenant à chaque école, au travers du projet d’établissement concerté au sein du conseil de participation avec l’ensemble des partenaires, de faire entendre sa voix, sa sensibilité propre en fonction notamment de la population scolaire qu’elle accueille et des spécificités de l’enseignement qu’elle propose. De faire entendre sa voix, mais aussi de se mettre en mouvement, et d’ainsi progresser dans le projet, en confrontant sans cesse le dire et le faire.

 

« Toute référence à un modèle élève les uns, abaisse les autres. Il faut renoncer à comparer les hommes entre eux. La comparaison écrase. En valorisant les uns, elle désespère les autres. Seule la reconnaissance des différences donne à chacun une chance d’exister ».
St François d’Assise.

 

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PROJET PEDAGOGIQUE

 

1 - L'ECOLE

L'école, lieu de savoir et d'héritage...

 

L’école, lieu de vie pour les jeunes qui la fréquentent, leur propose des connaissances.
Elle les aide à maîtriser des capacités et des compétences. Elle propose une éducation à des attitudes démocratiques, civiques, soucieuses du bien commun. Les trois fonctions de l’école - instruire, former et éduquer - sont intégrées dans la pratique quotidienne dont l’héritage culturel chrétien est le catalyseur qui donne sens à la vie. L’école vise une formation progressive des jeunes à la liberté individuelle.
Une attention particulière sera portée à la transition entre les deux dernières années de l’enseignement primaire et le premier degré de l’enseignement secondaire.

 

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L'école, lieu de sens...

 

Ces connaissances et ces pratiques seront d’autant mieux perçues par les jeunes si elles leur permettent de trouver des réponses à leurs questions, de résoudre des problèmes qu’ils rencontrent, de mieux comprendre le monde et d’en devenir acteur.

 

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L'école, instrument d'insertion...

 

La construction et la transmission des savoirs et techniques au sein de l’école doivent être régulièrement actualisées pour s’adapter aux réalités socio-économiques et culturelles en évolution rapide. Les nouvelles technologies, notamment de communication, la pratique du stage et de l'alternance seront des instruments d’insertion du jeune dans la société.

 

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2 - LES ENSEIGNANTS ET LES EDUCATEURS

Des enseignants et des éducateurs reconnus comme acteurs essentiels

 

Rien ne se fait sans les enseignants et éducateurs qui, chaque jour, rencontrent les jeunes avec leurs attentes, leurs difficultés et leurs projets. C’est bien par les enseignants et les éducateurs que les grands objectifs de l’enseignement se trouvent concrètement poursuivis.
A ce titre, la société entière doit les reconnaître comme acteurs essentiels et leur faire confiance. Dans cette perspective, les parents sont des partenaires actifs des enseignants dans l’éducation et le soutien à apporter aux élèves.

 

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Des enseignants et des éducateurs qui analysent ce qui change dans leur fonction et dans l'apprentissage et en tirent les conséquences

 

La société change et le métier d’enseignant aussi.
Des méthodes pédagogiques nouvelles pour lesquelles la participation, le travail en équipe et l’engagement personnel des professeurs sont essentiels, doivent se mettre en place et être encouragées.

 

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Des enseignants et des éducateurs qui peuvent bénéficier d'une formation continue et de temps d'échanges

 

La formation continue et les temps d’échanges professionnels se traduiront en actions concrètes dans le projet d’établissement.

 

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3 - LES ELEVES

Des élèves autonomes qui dialoguent et s'expriment

 

Dans le processus d’appropriation des compétences, des savoirs et des techniques, on privilégiera autant que faire se peut les méthodes qui favorisent l’autonomie de l’élève, le développement de sa curiosité, de son désir et de sa capacité d’apprendre progressivement par lui-même. On visera, de cette manière, la construction d’un jugement personnel ainsi qu’une auto-évaluation référée à des critères pertinents, conscients et convenus.

 

Le jeune maîtrisera d’autant mieux son apprentissage que celui-ci aura été le fruit d’un dialogue et d’une interaction constante avec autrui : maîtres, condisciples, auteurs du passé et contemporains.

 

On perçoit l’importance que revêt dans ce cadre la maîtrise de la langue d’enseignement, orale et écrite, comme outil permanent de découverte de soi, des autres, du monde et comme instrument de communication, de développement de la pensée analytique, de l’intelligence critique et de l’esprit de synthèse autant que d’intégration sociale et créative.

 

Dans cette conception de l’apprentissage, la dimension affective, le rôle du désir et de l’émotion ne peuvent être négligés.

 

La conception globale que le jeune se fera de l’humain nécessite une part faite au goût du beau et au sens du bien.

 

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Des élèves reconnus dans leurs différences et soutenus dans leurs projets de réussite

 

Cette approche de l’apprentissage engage à prendre en considération la différence des acquis, des motivations, des rythmes, des milieux socioculturels. Il n’y a ni voie unique ni système miracle. La bonne méthode est plurielle : c’est elle qui fait progresser et réussir, qui respecte la personnalité de l’élève… et du maître, sans négliger pour autant les efforts d’harmonisation des objectifs et des compétences évaluables au terme du degré ou des études secondaires.

 

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Des élèves orientés dans le respect de leurs aptitudes et des exigences de la société

 

L’école est placée devant une obligation de résultats :

  • l’objectif principal est de viser une vraie réussite de chacun dans toutes les dimensions de sa personne dans une perspective qui favorise l’orientation de l’élève et la maturation de son projet personnel.
  • pour favoriser l’égalité des chances, il faut assurer à certains un surcroît d’attention et de moyens, à d’autres, par contre, des performances à leur mesure. On exigera ainsi de chacun son maximum d’excellence.

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4 - LA SOCIETE

Vers une société solidaire

 

Cette volonté d’obtenir des résultats implique la conviction que tous peuvent réussir, et en même temps que rien ne s’obtient sans effort.
Elle requiert un climat de coopération, de solidarité et de saine émulation et un soutien des élèves par leurs parents.


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Vers une société qui valorise

 

Le respect des différences, l’écoute, la mise en valeur de la variété des talents, la patience, la constance seront les gages du succès.


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Vers une société de citoyens

 

Ces pratiques, vécues dans la difficulté bien réelle de publics de plus en plus hétérogènes, appellent nécessairement au cœur même de la classe et de l’école, conçues comme lieu de construction active de soi et de socialisation, des règles de vie en commun, une habitude du respect mutuel, le refus de la violence et une progressive intériorisation des limites imposées par la société.
Les règles de vie qui traduisent celles-ci dans la vie scolaire quotidienne doivent être claires, cohérentes, autant que possible conçues ensemble, connues de tous, partagées et respectées par tous. Elles impliquent, si nécessaire, sanctions et arbitrages. Chaque jeune fera ainsi, dans l’expérience collective, son apprentissage de la citoyenneté.
Règles de vie communes et apprentissage collectif trouveront d’autant mieux leur équilibre qu’on y aura fait place au corps, au sport, à la gestion du stress et à l’éducation à la santé.

 

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