Le pouvoir organisateur ELMA
est une association sans but lucratif organisatrice d’enseignement.
A ce titre, nous organisons aujourd’hui l’enseignement
dans 6 écoles à Marche : 3 écoles fondamentales
(classes maternelles et primaires) : l’Institut Notre-Dame
et l’Institut Saint-Remacle à Marche, l’Institut
Saint-Remacle à Aye et 3 écoles secondaires
: l’Institut Sainte-Julie (1er degré d’observation
autonome), l’Institut Saint-Laurent (enseignement général
2e & 3e degrés) et l’Institut Saint-Roch (enseignement
technique et professionnel 2e & 3e degrés, auquel s’adjoint
un Centre de Formation en Alternance).
Succédant aux anciens pouvoirs organisateurs qui organisaient
les Instituts Notre-Dame et Saint-Remacle à Marche depuis
de nombreuses années, nous voulons partager l’expérience
acquise lors de ce riche passé et assumer cet héritage
non comme une inertie mais dans un esprit de « fidélité
créatrice ».
Responsables des moyens qui sont affectés à l’école,
nous sommes aussi les garants du projet, et à ce titre nous
réaffirmons l’inspiration chrétienne de nos
écoles et nous disons explicitement que l’ensemble
de notre projet – car nous sommes convaincus de l’unité
de la formation humaine et de la formation spirituelle – est
sous-tendu par l’Evangile et par la référence
à la personne de Jésus-Christ, vivant au milieu de
nous.
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Notre mission est d’abord
de rendre aux jeunes un service de formation et d’éducation.
A ce titre, nous assumons, dans une démarche de qualité,
les objectifs généraux de l’enseignement, à
savoir :
Un objectif humaniste :
assurer le développement de la personne de chacun des élèves,
leur donner confiance en eux.
Un objectif d'apprentissage :
éveiller la curiosité, le goût d’apprendre
mais aussi la rigueur nécessaire pour amener les élèves
et les étudiants à s’approprier des savoirs
et acquérir des compétences qui les rendent aptes
à apprendre toute leur vie et prendre une place active dans
la vie économique, sociale et culturelle. Une bonne formation
et une bonne éducation requièrent des exigences, tant
de la part des étudiants que du personnel d’éducation
et d’enseignement. Apprendre n’est pas écraser
: nous voulons éduquer à la coopération plutôt
qu’à la compétition : les uns avec les autres,
grâce aux autres, et non les uns contre les autres.
Un objectif d'ouverture culturelle :
acquérir un regard positif, qui fasse grandir, pour s’ouvrir
à la culture mais aussi, s’enrichissant au contact
des autres dans la réalité du quotidien, faire l’apprentissage
de la différence et s’ouvrir à d’autres,
culturellement différents.
Un objectif de formation à la citoyenneté responsable :
acquérir un esprit critique et l’exercer à l’analyse
lucide des questions qui se posent, apprendre à vivre sa
liberté de façon responsable, avoir la volonté
et le courage d’accepter des responsabilités, de s’engager,
c’est-à-dire aussi d’apprendre à aimer.
Un objectif de solidarité :
dans le souci d’assurer à chacun des chances égales
d’émancipation sociale, porter une attention particulière
aux plus faibles, aux plus démunis.
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3 - Comment faisons-nous ?
Si l’école chrétienne
doit assurer un bon service de formation et d’éducation,
elle se doit encore de ne pas le faire n’importe comment.
Notre projet est sous-tendu par l’Evangile. L’éducation
aux valeurs que nous voulons affirmer n’est pas théorique
mais s’inscrit dans une relation d’ordre personnel avec
Jésus-Christ. L’école doit donc être un
lieu où la Bonne Nouvelle peut retentir et elle doit offrir
des lieux et des temps de ressourcement, d’expérience
spirituelle, de célébration et de partage où
chacun, où qu’il se trouve sur le chemin, et dans le
plus grand respect de ses convictions et de son itinéraire
personnel, puisse progresser dans sa recherche de foi et de sens
de son existence.
Nous avons par ailleurs la conviction que l’éducation
aux valeurs n’est convaincante que si celle-ci est effectivement
vécue dans l’école entre les différentes
composantes de la Communauté éducative, d’une
façon digne et dans le respect des personnes, et ce dans
la réalité du quotidien.
Plusieurs valeurs nous paraissent pouvoir être mises en lumière
comme essentielles au projet d’une école chrétienne.
Ainsi, et en résonance avec ce qui précède,
nous voulons promouvoir dans nos écoles :
-
des femmes et des hommes
autonomes, capables, progressivement, de se prendre en charge, sachant
que sera respecté leur droit à l’expérience
et à l’erreur et que sera favorisée la prise
de conscience positive de soi-même et de ses capacités.
-
des femmes et des hommes
ouverts et solidaires, reconnus dans leurs différences et
soutenus dans leur projet de réussite et donc capables de
confiance en eux-mêmes, sans suffisance, mais aussi ouverts
à la différence et confiants dans les possibilités
de chacun, et ainsi capables, par une écoute réellement
attentive quoique lucide, de faire un pas vers l’autre et
de se montrer solidaires, de façon responsable.
-
des femmes et des hommes
créatifs, généreux et respectueux des autres,
capables de prendre des initiatives, capables de donner de leur
temps et de payer de leur personne, capables d’accepter voire
d’accueillir l’autre, différent, en ayant le
souci de la non-violence, capables encore de pardonner.
-
des femmes et des hommes
capables d’intériorité, en recherche de sens
pour leur vie, dans le plus grand respect de la liberté de
conscience de chacun.
-
des femmes et des hommes
vrais et libres, c’est-à-dire épanouis, capables
de s’exprimer, de dialoguer et d’assumer leurs actes
dans le souci de la vérité, capables aussi d’accepter
des règles de vie en commun qui permettent à chacun,
sans violence, d’exercer positivement sa liberté.
4 - Avec qui le faisons-nous ?
Tous les membres de la Communauté
éducative doivent en assumer une part, chacun selon ses responsabilités
et ses compétences : élèves et étudiants,
parents, membres du personnel et directions, organisateurs de l’école,
tous liés par un projet commun qui implique une volonté
de communication, de concertation et de transparence.
Ceci étant, et dans une grande ouverture à ceux qui
veulent faire un bout de chemin dans la communauté scolaire,
il est clair que chacun de ceux qui participent au projet de l’école
doit reconnaître ce projet et donc accepter celui-ci et les
valeurs qui le sous-tendent, et chercher à y collaborer loyalement.
Les élèves et étudiants
sont les acteurs de leur formation. L’école ne peut
se réduire à une simple transmission des connaissances
: elle doit apprendre aux élèves, aux étudiants,
à construire leurs savoirs. Avec l’aide de leurs professeurs
et éducateurs, élèves et étudiants formulent
et construisent peu à peu leur projet personnel.
Les parents — ou celles et ceux qui les remplacent
— sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Nous
voulons dire l’importance de la famille dans la tâche
d’éducation et d’épanouissement des jeunes
et nous voulons aussi souligner le lien qui unit l’école
et les familles. C’est en collaboration avec elles et nullement
en se substituant à elles que l’école peut —
et veut — pleinement remplir ses missions. Les parents, individuellement
ou au travers d’associations de parents, sont invités
à prendre pleinement part à la vie de l’école.
Les membres du personnel d’enseignement
ou d’éducation prennent évidemment un rôle
et une place indispensables. Rien ne se fait non plus sans les femmes
et les hommes qui, chaque jour, rencontrent les jeunes dans leurs
réalités, aux prises avec leur projet de vie et d’apprentissage,
sans les professionnels de l’école qui apportent savoir
et savoir-faire dans la maîtrise des apprentissages et dans
la pratique quotidienne de la vie commune. Pour poursuivre ensemble
une action cohérente, ils ont à cœur de faire
vivre, dans leurs propos, leurs attitudes, leurs modes de relation,
l’esprit qui anime ce projet.
Les directions animent les équipes pédagogiques
pour que les projets éducatif et pédagogique se réalisent
dans leur école. C’est l’autorité découlant
de leur compétence, de leur crédibilité professionnelle
et de leur capacité à mobiliser les partenaires dans
une vision commune qui garantira des écoles de qualité.
Ils soutiendront activement une équipe pastorale, chargée,
sans exclusivité et sans que tout repose sur elle, d’animer
le projet chrétien de l’école.
Les organisateurs de l’école, garants d’un
projet d’éducation chrétienne, doivent rendre
compte à la société de leur action et des moyens
qui y sont affectés.
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5 - En guise de conclusion
Chacun, dans la Communauté
scolaire, a une voix à faire entendre, une place à
prendre, dans une grande liberté qui respecte à la
fois les personnes et le projet.
Il appartient maintenant à chaque école, au travers
du projet d’établissement concerté au sein du
conseil de participation avec l’ensemble des partenaires,
de faire entendre sa voix, sa sensibilité propre en fonction
notamment de la population scolaire qu’elle accueille et des
spécificités de l’enseignement qu’elle
propose. De faire entendre sa voix, mais aussi de se mettre en mouvement,
et d’ainsi progresser dans le projet, en confrontant sans
cesse le dire et le faire.
« Toute référence
à un modèle élève les uns, abaisse les
autres. Il faut renoncer à comparer les hommes entre eux.
La comparaison écrase. En valorisant les uns, elle désespère
les autres. Seule la reconnaissance des différences donne
à chacun une chance d’exister ».
St François d’Assise.
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1 - L'ECOLE
L'école,
lieu de savoir et d'héritage...
L’école, lieu
de vie pour les jeunes qui la fréquentent, leur propose des
connaissances.
Elle les aide à maîtriser des capacités et
des compétences. Elle propose une éducation à
des attitudes démocratiques, civiques, soucieuses du bien
commun. Les trois fonctions de l’école - instruire,
former et éduquer - sont intégrées dans la pratique
quotidienne dont l’héritage culturel chrétien
est le catalyseur qui donne sens à la vie. L’école
vise une formation progressive des jeunes à la liberté
individuelle.
Une attention particulière sera portée à la transition
entre les deux dernières années de l’enseignement
primaire et le premier degré de l’enseignement secondaire.
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L'école,
lieu de sens...
Ces connaissances et ces pratiques
seront d’autant mieux perçues par les jeunes si elles
leur permettent de trouver des réponses à leurs questions,
de résoudre des problèmes qu’ils rencontrent,
de mieux comprendre le monde et d’en devenir acteur.
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L'école,
instrument d'insertion...
La construction et la transmission
des savoirs et techniques au sein de l’école doivent
être régulièrement actualisées pour s’adapter
aux réalités socio-économiques et culturelles
en évolution rapide. Les nouvelles technologies, notamment
de communication, la pratique du stage et de l'alternance seront des
instruments d’insertion du jeune dans la société.
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2 - LES ENSEIGNANTS ET LES EDUCATEURS
Des enseignants et des éducateurs
reconnus comme acteurs essentiels
Rien ne se fait sans les enseignants
et éducateurs qui, chaque jour, rencontrent les jeunes avec
leurs attentes, leurs difficultés et leurs projets. C’est
bien par les enseignants et les éducateurs que les grands objectifs
de l’enseignement se trouvent concrètement poursuivis.
A ce titre, la société entière doit les reconnaître
comme acteurs essentiels et leur faire confiance. Dans cette perspective,
les parents sont des partenaires actifs des enseignants dans l’éducation
et le soutien à apporter aux élèves.
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Des enseignants
et des éducateurs qui analysent ce qui change dans leur fonction
et dans l'apprentissage et en tirent les conséquences
La société change
et le métier d’enseignant aussi.
Des méthodes pédagogiques nouvelles pour lesquelles
la participation, le travail en équipe et l’engagement
personnel des professeurs sont essentiels, doivent se mettre en place
et être encouragées.
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Des enseignants
et des éducateurs qui peuvent bénéficier d'une
formation continue et de temps d'échanges
La formation continue et les
temps d’échanges professionnels se traduiront en actions
concrètes dans le projet d’établissement.
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3 - LES ELEVES
Des élèves autonomes
qui dialoguent et s'expriment
Dans le processus d’appropriation
des compétences, des savoirs et des techniques, on privilégiera
autant que faire se peut les méthodes qui favorisent l’autonomie
de l’élève, le développement de sa curiosité,
de son désir et de sa capacité d’apprendre progressivement
par lui-même. On visera, de cette manière, la construction
d’un jugement personnel ainsi qu’une auto-évaluation
référée à des critères pertinents,
conscients et convenus.
Le jeune maîtrisera d’autant
mieux son apprentissage que celui-ci aura été le fruit
d’un dialogue et d’une interaction constante avec autrui
: maîtres, condisciples, auteurs du passé et contemporains.
On perçoit l’importance
que revêt dans ce cadre la maîtrise de la langue d’enseignement,
orale et écrite, comme outil permanent de découverte
de soi, des autres, du monde et comme instrument de communication,
de développement de la pensée analytique, de l’intelligence
critique et de l’esprit de synthèse autant que d’intégration
sociale et créative.
Dans cette conception de l’apprentissage,
la dimension affective, le rôle du désir et de l’émotion
ne peuvent être négligés.
La conception globale que le
jeune se fera de l’humain nécessite une part faite au
goût du beau et au sens du bien.
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Des élèves
reconnus dans leurs différences et soutenus dans leurs projets
de réussite
Cette approche de l’apprentissage
engage à prendre en considération la différence
des acquis, des motivations, des rythmes, des milieux socioculturels.
Il n’y a ni voie unique ni système miracle. La bonne
méthode est plurielle : c’est elle qui fait progresser
et réussir, qui respecte la personnalité de l’élève…
et du maître, sans négliger pour autant les efforts d’harmonisation
des objectifs et des compétences évaluables au terme
du degré ou des études secondaires.
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Des élèves
orientés dans le respect de leurs aptitudes et des exigences
de la société
L’école est placée
devant une obligation de résultats :
-
l’objectif
principal est de viser une vraie réussite de chacun dans
toutes les dimensions de sa personne dans une perspective qui favorise
l’orientation de l’élève et la maturation
de son projet personnel.
-
pour favoriser
l’égalité des chances, il faut assurer à
certains un surcroît d’attention et de moyens, à
d’autres, par contre, des performances à leur mesure.
On exigera ainsi de chacun son maximum d’excellence.
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4 - LA SOCIETE
Vers une société solidaire
Cette volonté d’obtenir
des résultats implique la conviction que tous peuvent
réussir, et en même temps que rien
ne s’obtient sans effort.
Elle requiert un climat de coopération, de solidarité
et de saine émulation et un soutien des élèves
par leurs parents.
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Vers une société
qui valorise
Le respect des
différences, l’écoute, la mise en
valeur de la variété des talents, la patience,
la constance seront les gages du succès.
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Vers une société
de citoyens
Ces pratiques, vécues
dans la difficulté bien réelle de publics de plus en
plus hétérogènes, appellent nécessairement
au cœur même de la classe et de l’école, conçues
comme lieu de construction active de soi et de socialisation, des
règles de vie en commun, une habitude du respect mutuel, le
refus de la violence et une progressive intériorisation
des limites imposées par la société.
Les règles de vie qui traduisent celles-ci dans la vie scolaire
quotidienne doivent être claires, cohérentes, autant
que possible conçues ensemble, connues de tous, partagées
et respectées par tous. Elles impliquent, si nécessaire,
sanctions et arbitrages. Chaque jeune fera ainsi, dans l’expérience
collective, son apprentissage de la citoyenneté.
Règles de vie communes et apprentissage collectif trouveront
d’autant mieux leur équilibre qu’on y aura fait
place au corps, au sport, à la gestion du stress et à
l’éducation à la santé.
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